En marche nordique, on utilise à la fois ses bâtons et le déroulé du pied pour se propulser. Il s’agit d’un véritable retour à la quadrupédie !

Les bâtons de marche nordique ne servent pas au soutien, comme en randonnée, mais bien à la propulsion, et soulagent ainsi le bas du corps ! Mais on se sert aussi de ses pieds, plus exactement de ses orteils… Il faut donc planter le talon, dérouler son pied et pousser sur ces derniers.

Or, les chaussures de randonnée, dont certains pratiquants s’équipent, notamment en hiver, car elles sont en général plus imperméables, ne sont pas du tout adaptées à une pratique efficace et confortable de la marche nordique. Et ceci pour au moins deux raisons.

D’une part, en raison de semelles trop rigides qui empêchent de dérouler le pied ; tout le bénéfice que devrait apporter la marche nordique est remis en cause ; ce sont tous les muscles et les tendons, jusqu’au bassin, qui en font les frais, avec un risque de douleurs musculaires ou articulaires et de tendinites…

Planter son talon et dérouler son pied limite les impacts au sol qui viendraient se répercuter au niveau des genoux, des hanches et du dos. Avec la poussée sur les orteils, on renforce la musculature du pied, de la jambe, des cuisses et des fesses. On prévient ainsi la « fonte » des muscles et les difficultés qui peuvent survenir à la marche avec les années…

D’autre part, le maintien trop rigide de la cheville empêche mécaniquement de pouvoir poser tout son pied au sol, du talon jusqu’aux orteils. Si vous avez les chevilles fragiles, mieux vaut vous équiper de chevillères, qui tout en les maintenant ne les bloquent pas.

Pour pratiquer la marche nordique, il faut donc disposer de chaussures à tige basse et à semelles souples, et crantées… pour éviter de glisser.

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Comité Départemental de la Randonnée Pédestre du Val-de-Marne


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